Tout comprendre sur le choc pétrole de 1979

Le pétrole en 1979
Tout comprendre sur le choc pétrole de 1979

À peine 5 ans après le premier choc pétrolier de 1973, l'ombre d'une nouvelle crise planait sur l'économie mondiale. Malheureusement, les craintes s'étaient précisées lorsque les autorités iraniennes avaient dû réprimer la violence lors des émeutes de Téhéran. C'était le 8 septembre 1978. Finalement, la monarchie iranienne était tombée et le monde faisait face à un deuxième choc pétrolier.

La révolution islamique iranienne et la hausse des prix

Ces événements avaient plongé la production pétrolière de l'Iran, l'un des plus grands exportateurs au monde, dans l'incertitude. Sur le marché, l'offre avait chuté brusquement, alors que la demande affluait.

En conséquence, le prix du baril de l'Arabian Light avait atteint les 40 $ fin 1978, alors qu'il ne dépassait pas les 13 $ le septembre précédent. En même temps, le prix des produits pétroliers raffinés avait littéralement explosé.

Si le supercarburant et le fuel connaissaient une hausse de 100 % pour atteindre respectivement les 400 $ et 140 $ la tonne, celle du gazole avait frôlé les 300 % avec les 380 $ la tonne.

Appréhendant un prolongement de la crise, voire l'extension de révolution islamique dans d'autres pays, les pays industrialisés ont voulu se constituer des stocks. De son côté, l'Arabie Saoudite, le premier exportateur de pétrole et le leader de l'OPEP, avait réduit sa production. Il n'en fallait pas plus pour voir le prix flamber sur le marché.

L'extension de la crise vers l'Irak

Entretemps, la production iranienne reprenait progressivement. Ceci constituait une véritable accalmie qui apportait un répit au marché. Ainsi, le prix du brut avait redescendu à 26 $ vers le début de l'année 1980.

Pourtant, la paix et la stabilité ne n'étaient pas acquises pour autant. En effet, le Conseil de la Révolution Islamique iranien et l'Ayatollah Khomeini avait projeté d'étendre sa Théocratie en Irak. Sous l'appui américain, Saddam Hossein et les Irakiens les avaient pris de vitesse en les attaquant. La guerre était déclarée le 22 septembre 1980.

L'arrêt de la production iranienne avait eu raison du marché. De son côté, l'Irak ne pouvait que réduire sa production. Encore une fois, la demande augmentait alors que l'offre diminuait significativement.

Pour limiter l'envolée des prix, l'Arabie Saoudite avait augmenté sa production. Toutefois, le baril du brut frôlait encore les 40 $ en décembre 1980. Finalement, on enregistrait une baisse régulière à partir de janvier 1981.

La dépendance pétrolière envers le Moyen-Orient

Le deuxième choc pétrolier montre à quel point l'économie mondiale est tributaire du pétrole et particulièrement du pétrole du golfe Persique. Pour faire face à ce problème, les pays industrialisés ont décidé d'adopter l'une économie d'énergie.

Le pétrole non-conventionnel, dont le prix d'exploitation est déficitaire par rapport au cours du marché, devient alors rentable durant les chocs pétroliers. Ainsi, les États-Unis exploitent le pétrole de schiste entre 1979 et 1981.

En outre, la quête de nouveaux gisements se multiplie. Les réserves connues, mais jugées déficitaires, attirent de nouveau les attentions. Aussi, Daniel Ndiaye, un haut responsable de Philia SA, opte pour le développement de sa filière africaine.

Cette démarche a pour effet de diversifier les sources d'approvisionnement à travers le monde. En effet, les traders, comme de Philia Trading, achètent et vendent actuellement des produits pétroliers venant des quatre coins de la planète.